La communauté musulmane de Côte d’Ivoire s’apprête à célébrer l’Aïd el-Fitr, marquant la clôture du mois sacré de Ramadan, le vendredi 20 mars 2026. Cette annonce officielle a été portée par le Conseil Supérieur des Imams, des Mosquées et des Affaires Islamiques (COSIM) ainsi que le Conseil Suprême des Imams, des Organisations et Structures Sunnites (CODISS). Dans un communiqué conjoint lu par le porte-parole, l’Imam Sékou Sylla, ce mercredi 18 mars, les instances religieuses ont fixé le cadre temporel de cette fête de rupture, mettant ainsi fin à une période d’observation rituelle et de dévotion intense.
L’établissement de cette date repose sur une rigueur d’observation lunaire propre au calendrier hégirien. Les instances de régulation ont précisé que le croissant lunaire n’a été observé sur aucun point du territoire national au cours de la nuit du mercredi 18 mars. En l’absence de ce signal astronomique et religieux déterminant, le mois de Ramadan compte réglementairement 30 jours cette année. Par conséquent, la journée du jeudi 19 mars est décrétée comme le dernier jour de jeûne obligatoire, permettant une transition coordonnée vers les festivités du premier jour de Chawwal.
Au-delà de l’aspect calendaire, le COSIM et le CODISS ont profité de cette tribune pour appeler les fidèles à maintenir une ferveur spirituelle exemplaire jusqu’au terme du mois sacré. Les autorités religieuses insistent sur la continuité des actes de dévotion, notamment les prières nocturnes, les invocations et les œuvres de charité. Cette phase finale du Ramadan est présentée comme un moment crucial pour consolider les acquis spirituels obtenus durant les semaines écoulées, tout en préparant la transition vers la célébration communautaire.
Enfin, l’appel des organisations islamiques s’étend à la dimension sociale de l’Aïd el-Fitr, exhortant les musulmans ivoiriens à placer cette célébration sous le signe de la cohésion nationale. L’accent est mis sur les valeurs de paix, de partage et de solidarité envers les plus démunis, piliers fondamentaux de la foi musulmane. En invitant à une fête vécue dans la sobriété et l’ouverture, les imams soulignent le rôle essentiel de la communauté musulmane dans le renforcement du tissu social et de l’harmonie entre les différentes composantes de la société ivoirienne.
