La phase des huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 s’est achevée hier par un dénouement riche en enseignements tactiques. Si l’Algérie a dû puiser dans ses réserves pour s’imposer sur le fil face à une République démocratique du Congo (RDC) héroïque, la Côte d’Ivoire a, de son côté, survolé son duel face au Burkina Faso. Ces résultats dessinent désormais le tableau définitif des quarts de finale, confirmant la montée en puissance des favoris du tournoi dans une compétition marquée par une intensité physique croissante.
Le choc entre les Fennecs et les Léopards a offert une opposition de styles remarquable. Durant le temps réglementaire, la RDC a fait preuve d’une discipline défensive exemplaire, neutralisant les circuits préférentiels algériens tout en se montrant menaçante en contre-attaque. Le match, longtemps indécis, a basculé lors de la seconde période des prolongations : sur une rare ouverture dans le bloc congolais, l’Algérie a forcé la décision grâce à une frappe fulgurante en fin de rencontre (1-0). Ce succès minimaliste souligne la résilience mentale des Algériens face à une sélection congolaise qui a manqué de réalisme dans ses temps forts.
Dans la seconde confrontation de la soirée, les Éléphants de Côte d’Ivoire ont fait preuve d’une supériorité technique manifeste face aux Étalons du Burkina Faso. Le match s’est débloqué dès la première période grâce à une efficacité clinique devant le but : Amad Diallo et Yann Diomandé ont rapidement permis aux Ivoiriens de mener 2-0. La maîtrise du milieu de terrain et la qualité de la relance ont empêché les Burkinabé de structurer leurs offensives, les contraignant à des réactions timides face à une défense locale parfaitement organisée et souveraine dans les duels aériens.
Le sélectionneur Emerse Faé a par la suite fait preuve d’une gestion stratégique du banc de touche pour stabiliser l’avantage acquis. Les entrées en jeu d’Oumar Diakité, Seko Fofana et Jean-Philippe Krasso ont apporté un second souffle physique indispensable pour maintenir la pression. C’est finalement Vazoumana Touré qui a scellé le score (3-0), concrétisant une domination territoriale absolue. Ce succès net positionne la Côte d’Ivoire comme une prétendante sérieuse au titre, démontrant une profondeur d’effectif et une maturité tactique capables de répondre aux exigences des phases à élimination directe.
