L’Union Européenne identifie le soja, la viande bovine, l’huile de palme, le bois, le cacao et le café comme responsables de la déforestation ainsi que de la dégradation des forêts. Au cours d’un atelier, ce mardi 7 février, sur la Stratégie Nationale du Cacao Durable (SNCD), relativement au ‘’projet de règlement sur la déforestation importée’’.
Au regard de ces matières premières qui constituent principaux produits d’exportation, le ministre d’Etat, ministre l’Agriculture et du développement rural s’inquiète. « En prenant le cas du cacao dont la Côte d’Ivoire est premier producteur mondial, les répercutions pourraient être considérables quand on sait que ce produit représente 14% du PIB de notre pays, 35 % de nos recettes à l’export et qu’il offre près d’un million d’emplois qui contribuent à la subsistance de plus de 5 millions de personnes ».
Un appui budgétaire de 8 millions d’Euros sera décaissé par l’UE pour la Côte d’Ivoire afin qu’elle ne soit pas trop impactée par l’élaboration de la Stratégie nationale du cacao durable et dans la mise en place d’instruments de traçabilité ou de suivi de la déforestation.
Ce réglement qui rentre en vigueur fin 2024, selon l’Ambassadeur de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire, Francesca Di Mauro, s’inscrit dans le cadre du « Pacte Vert’’ lancé en 2019, dont l’objectif est de répondre à l’urgence climatique.
