L’économie égyptienne confirme son redressement avec un taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) atteignant 5,3 % au premier semestre de l’exercice fiscal en cours. Cette performance marque le sixième trimestre consécutif d’accélération, illustrant une trajectoire ascendante après les 2,4 % de l’exercice 2023/24 et les 4,4 % de 2024/25. Selon le ministre de la Planification et du Développement économique, Ahmed Rostom, cette dynamique repose sur une contribution multisectorielle robuste, portée notamment par les secteurs de l’industrie, du commerce, des communications et du tourisme, témoignant d’une reprise généralisée de l’activité.
Cette accélération s’inscrit dans une stratégie de transition vers un modèle de croissance diversifié, visant à réduire la vulnérabilité de l’économie aux chocs externes. Les autorités s’appuient sur un programme de réformes budgétaires et monétaires proactives, couplé à une refonte de la gouvernance des investissements publics. En renforçant les piliers de l’industrie, de l’agriculture et des services, l’Égypte cherche à construire une structure économique plus résiliente, capable d’absorber les fluctuations des marchés mondiaux tout en favorisant la transformation technologique et l’entrepreneuriat.
La phase suivante du plan de développement national privilégie la viabilité à long terme et l’inclusion économique. Les objectifs prioritaires incluent la localisation de l’industrie pour substituer les importations, l’expansion des capacités d’exportation et une intégration accrue du secteur privé dans la création de richesse. Ce pilotage économique repose sur une rigueur budgétaire stricte et une accélération des transitions numérique et écologique, avec pour objectif ultime d’améliorer la compétitivité du pays sur l’échiquier financier international.
Enfin, la coopération institutionnelle internationale, illustrée par le programme de pays Égypte-OCDE, constitue un levier majeur de cette transformation. Avec 35 projets coordonnés entre 20 entités gouvernementales et les experts de l’OCDE, l’Égypte adopte les standards internationaux en matière de transparence et de gouvernance fiscale. Ce partenariat technique, soutenu au plus haut niveau par le Premier ministre Mostafa Madbouly, vise à enrichir l’infrastructure de données nationale et à aligner les politiques publiques sur les meilleures pratiques mondiales pour soutenir une croissance pérenne à l’ère numérique.
