Le Ghana a officiellement entamé la sixième revue de son programme de Facilité Élargie de Crédit (FEC) de 3 milliards de dollars avec le Fonds monétaire international (FMI). Sous la direction de Ruben Atoyan, la mission du Fonds a souligné que les réformes structurelles ont généré des résultats solides et mesurables, renforçant significativement la crédibilité du pays et la confiance des investisseurs internationaux. Cette nouvelle étape fait suite au succès du cinquième examen clôturé en décembre 2025, lequel avait permis le déblocage de 385 millions de dollars en reconnaissance de performances jugées globalement satisfaisantes.
Le ministre des Finances, le Dr Cassiel Ato Forson, a attribué cette reprise économique à la rigueur des politiques budgétaires et à la prise de décisions difficiles. Bien que les principaux indicateurs macroéconomiques affichent une nette amélioration, les autorités ghanéennes maintiennent une posture de vigilance. Le Dr Forson a d’ailleurs averti que les progrès accomplis ne sauraient justifier un relâchement des efforts, soulignant que la discipline reste le pilier central de la stabilité retrouvée du pays.
Sur le plan monétaire, la Banque du Ghana a amorcé un cycle d’assouplissement prudent, favorisé par le recul de l’inflation et un environnement international plus clément. Toutefois, le FMI recommande une approche progressive et strictement dépendante des données économiques. L’objectif est de protéger les acquis de la désinflation et de garantir la stabilité du taux de change, évitant ainsi tout revirement brusque qui pourrait fragiliser les équilibres financiers précaires.
L’issue de cette sixième évaluation sera déterminante pour l’orientation politique du Ghana à court terme et la définition de la prochaine phase de réformes. Alors que la mission du FMI touche à sa fin, le gouvernement se concentre sur la trajectoire future afin de consolider la croissance. Des décisions cruciales sont attendues pour stabiliser durablement l’économie nationale et pérenniser les efforts de réforme salués jusqu’ici par les institutions de Bretton Woods.
