L’inflation urbaine annuelle en Égypte a reculé à 11,7 % en septembre 2025, contre 12 % en août, selon la Banque centrale d’Égypte (CBE). Ce repli marque le quatrième mois consécutif de modération des prix à la consommation. Cette évolution favorable résulte principalement du net ralentissement de l’inflation alimentaire, tombée à 1,4 %, son niveau le plus bas depuis avril 2021. Toutefois, l’inflation des produits non alimentaires reste élevée, se maintenant à 19,1 % en septembre, contre une moyenne de 20,8 % depuis le début de l’année.
Malgré cette modération générale, l’inflation sous-jacente annuelle — qui exclut les produits volatils tels que l’alimentation et l’énergie — a légèrement accéléré, atteignant 11,3 % en septembre, contre 10,7 % en août. Cette hausse s’explique par une augmentation continue des prix des services, notamment une hausse de 12 % des loyers. L’inflation sous-jacente mensuelle s’est établie à 1,5 %, contre 1,0 % à la même période en 2024, traduisant une pression persistante sur certains segments du marché intérieur.
Sur une base mensuelle, l’inflation urbaine a progressé de 1,8 % en septembre, un rythme légèrement inférieur aux 2,1 % enregistrés un an plus tôt. Cette évolution a été largement tirée par la hausse des prix des fruits et légumes frais, ainsi que par l’augmentation du coût des services. Dans les zones rurales, l’inflation globale a également fléchi, passant de 10,3 % en août à 8,9 % en septembre, ce qui a contribué à faire reculer l’inflation nationale annuelle à 10,3 %, contre 11,2 % le mois précédent.
Parallèlement, la hausse mensuelle des prix alimentaires a atteint 2 % en septembre, contribuant à hauteur de 0,7 % à l’inflation globale mensuelle. Les prix des fruits frais ont augmenté de 5,6 %, ceux des légumes frais de 15,5 %, tandis que les œufs ont progressé de 5,7 %. Du côté des services, les prix ont grimpé de 3,2 %, représentant une contribution de 0,89 % à l’inflation mensuelle, dont 0,74 % imputable à la hausse des loyers et des dépenses dans les restaurants et cafés. Cette configuration illustre une dynamique inflationniste désormais dominée par les services et produits volatils, malgré une tendance générale à la modération des prix à l’échelle nationale.
