En prélude à l’élection pour la présidence du Conseil exécutif de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) , le candidat Franck Ettien a officiellement lancé sa campagne le mercredi 4 février à la Maison de la Presse au Plateau. Plaçant la lutte contre la précarité au centre de son programme, le candidat de la liste « Ensemble, pour une union forte, solidaire et responsable » a dénoncé le manque de reconnaissance sociale des professionnels des médias, il préconise un changement de paradigme pour restaurer la dignité de la corporation. Sa vision repose sur une transformation des conditions de vie et de travail, visant à substituer à la résignation actuelle un cadre de pratique professionnelle sécurisé et respecté.
Sur le plan institutionnel, le candidat propose la création d’un cadre permanent de concertation tripartite impliquant l’UNJCI, les organisations patronales (GEPCI), les syndicats et l’État. L’objectif technique de cette instance est de garantir l’application effective de la convention collective du secteur des médias, afin qu’elle ne soit plus un document théorique mais un standard opérationnel dans toutes les rédactions. Cette réforme structurelle inclut également un plaidoyer pour un financement durable des entreprises de presse et une clarification du statut des journalistes fonctionnaires de l’AIP, ainsi que des professionnels de la presse numérique et des radios communautaires.
Le volet social du programme de Franck Ettien met l’accent sur la protection du capital humain à travers l’extension de la couverture santé et l’optimisation des dispositifs de retraite. Une attention particulière est portée aux journalistes seniors, pour lesquels le candidat prévoit le renforcement de la rente viagère et la garantie d’une fin de carrière décente. Cette approche vise à sécuriser le parcours professionnel des acteurs de l’information, de leur entrée dans le métier jusqu’à leur retrait de la vie active, afin de pérenniser le savoir-faire journalistique national.
L’issue de ce scrutin se jouera face à la liste « MLN » conduite par la journaliste et présentatrice Marie-Laure N’Goran, dont l’offre électorale s’articule autour de l’unité et de la solidarité de la presse. Ce duel entre deux visions — l’une axée sur la réforme contractuelle et sociale, l’autre sur la cohésion professionnelle — déterminera les orientations stratégiques de la faîtière pour les années à venir. La mobilisation des journalistes ivoiriens autour de ces enjeux de gouvernance s’annonce comme un tournant décisif pour l’avenir de l’écosystème médiatique en Côte d’Ivoire.
