Une réunion organisée par des acteurs financiers du Ghana a rassemblé des régulateurs, des responsables de bourses, des administrateurs de fonds de pension, des sociétés d’investissement immobilier et des gestionnaires d’actifs afin d’évaluer comment l’orientation politique peut se traduire par un développement crédible du marché.
Des dirigeants de Standard Chartered, dont Margaret Harwood-Jones, directrice mondiale des services de financement et de titres, assistée par le responsable des services de financement et de titres pour l’Afrique, ont également participé à la session. Au cœur des discussions, animées par Jojo Bannerman, responsable des marchés chez Standard Chartered Bank Ghana PLC, figurait l’idée que les actifs numériques s’intègrent progressivement aux systèmes financiers traditionnels, au lieu d’opérer en marge.
A en croire les acteurs, en Afrique, la croissance des actifs numériques a été largement alimentée par la participation des particuliers, notamment au Ghana, au Kenya et au Nigeria. L’adoption institutionnelle demeure limitée, mais les acteurs du marché reconnaissent que la prochaine étape de son développement dépendra de produits réglementés, de solutions de conservation de niveau institutionnel et de l’intégration aux structures bancaires traditionnelles.
Les dirigeants de Standard Chartered ont indiqué que la conservation, c’est-à-dire la protection et la gestion des actifs numériques, s’impose comme un pilier essentiel de la participation institutionnelle. Les actifs numériques représentant des fonds d’investisseurs sous une forme différente, ils requièrent des cadres juridiques de propriété clairs, des normes de gouvernance rigoureuses et une infrastructure sécurisée. Laisser les actifs numériques évoluer en dehors des systèmes s financiers traditionnels a été jugé non viable, leur intégration étant considérée comme indispensable à la stabilité à long terme.
