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Ghana : Le cycle de désinflation se confirme à 3,2 % en mars 2026

par Jocelyne Bosson

L’inflation annuelle au Ghana s’est établie à 3,2% en mars 2026, marquant une légère atténuation par rapport au taux de 3,3% enregistré en février. Cette dynamique constitue la 15e baisse consécutive de l’indicateur, atteignant son niveau le plus bas depuis la rebase de l’indice des prix à la consommation (IPC) effectuée en 2021. Selon les données du Ghana Statistical Service (GSS), l’IPC est passé de 256,5 en mars 2025 à 264,8 en mars 2026, traduisant une augmentation moyenne des prix de 3,2% sur une période de douze mois.

Sur une base mensuelle, le rythme de l’inflation a connu un ralentissement significatif, s’établissant à 0,1% contre 0,8% le mois précédent, ce qui reflète un assouplissement des pressions exercées à court terme sur les prix. Le calcul de ces données repose sur un panier de 307 articles audités à travers 57 marchés et 8 337 points de vente sur l’ensemble du territoire national. Cette tendance soutenue à la désinflation représente une baisse de 19,2 points de pourcentage par rapport au taux de 22,4% qui avait été enregistré en mars 2025.

En réponse à cette désinflation constante, à la solidité des réserves extérieures et à la robustesse de l’activité intérieure, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque du Ghana a procédé à une réduction de 150 points de base du taux de politique monétaire (TPM). Ce dernier est ainsi passé de 15,5% à 14,0%. Le Comité souligne que l’inflation globale demeure actuellement inférieure à la fourchette cible à moyen terme, fixée par l’institution entre 6% et 10% (8±2%).

Malgré cette détente monétaire, les autorités indiquent que le taux directeur réel conserve un caractère restrictif pour garantir la stabilité financière. Le CPM maintient une vigilance particulière face aux risques exogènes susceptibles d’engendrer de nouvelles pressions à la hausse. Ces facteurs incluent notamment les tensions géopolitiques impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, l’augmentation des cours du pétrole brut sur les marchés mondiaux ainsi que les perturbations persistantes au sein des chaînes d’approvisionnement internationales.

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