Le secteur bancaire égyptien a affiché une santé insolente au premier trimestre (T1) 2026, enregistrant des bénéfices nets cumulés d’environ 4,55 milliards de dollars. Selon le rapport publié dimanche par la Banque centrale d’Égypte (BCE), cette performance témoigne de la résilience et de la vitalité des institutions financières du pays face aux défis macroéconomiques actuels.
L’analyse détaillée des indicateurs révèle une solide marge opérationnelle. Le secteur a généré un produit net d’intérêts atteignant 5,93 milliards USD, tandis que le produit net d’exploitation s’est élevé à 6,38 milliards USD. Ces revenus substantiels ont permis de couvrir les charges totales du secteur, qui se sont chiffrées à 1,83 milliard USD.
Cette dynamique est toutefois portée par une concentration marquée autour des acteurs dominants. Les dix plus grandes banques du pays ont capté à elles seules 82,53 % des bénéfices totaux, dégageant un bénéfice net cumulé de 3,76 milliards USD. Plus impressionnant encore, les cinq établissements leaders contribuent à 71,78 % des bénéfices globaux du secteur, avec un cumul impressionnant de 3,27 milliards USD.
Enfin, le segment des dix plus grandes institutions bancaires confirme sa suprématie opérationnelle sur le mois de mars 2026. Ce groupe a enregistré un revenu net d’intérêts de 4,56 milliards USD et un résultat net d’exploitation de 4,71 milliards USD. Une gestion rigoureuse a permis de maintenir leurs charges totales à un niveau maîtrisé de près de 952 millions de dollars.
