Dans sa stratégie de libéralisation économique,, l’Egypte aborde de nouvelles réformes structurelles avec la mise en œuvre de la deuxième phase d’un programme de financement de sa politique de développement (DPF) d’un milliard de dollars, soutenu par la Banque mondiale. Lors d’une réunion de haut niveau au Caire le dimanche 17 mai 2026, le ministre des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a formellement acté le succès de cette tranche financière et projeté le lancement d’une troisième phase sectorielle. Les discussions, menées avec Ousmane Dione, vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA, et Ethiopis Tafara, vice-président de la Société financière internationale (SFI) pour l’Afrique, ont porté sur la consolidation des appuis institutionnels aux réformes monétaires et structurelles du pays.
Les représentants de l’institution de Bretton Woods ont salué la trajectoire macroéconomique égyptienne, mettant en relief la résilience de l’économie nationale face aux chocs géopolitiques et à l’escalade régionale. Cette performance est attribuée à l’adoption d’un régime de change flexible et à l’exécution de réformes budgétaires rigoureuses. Selon la Banque mondiale, ces ajustements gouvernementaux ont stabilisé les indicateurs financiers et monétaires, assaini le climat des affaires, tout en intégrant des mécanismes de protection sociale pour amortir les effets de la transition économique sur les populations vulnérables.
Au cœur de cette feuille de route financière figure l’expansion du programme public d’introduction en bourse (IPO) et l’augmentation des sociétés d’État cotées sur les marchés boursiers. Le gouvernement égyptien réaffirme que le renforcement du secteur privé constitue sa priorité économique absolue. Pour matérialiser cette orientation, l’État déploie un cadre incitatif renforcé comprenant de nouvelles facilités fiscales et douanières, parallèlement à la numérisation intégrale des services administratifs pour simplifier le parcours des investisseurs nationaux et internationaux.
Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des accords bilatéraux conclus lors de la visite du président de la Banque mondiale au Caire en mars dernier. Les autorités égyptiennes entendent maximiser les retombées du programme de partenariat stratégique 2023-2027 à travers des investissements ciblés dans cinq secteurs clés : la santé, la gestion de l’eau, l’infrastructure énergétique, la sécurité alimentaire et la transformation numérique. L’alignement de ce milliard de dollars vise ainsi à garantir la viabilité technique et financière de ces projets de développement à fort impact.
