Abidjan devient, les 1er et 2 juin 2026, l’épicentre de la gouvernance sanitaire en Afrique de l’Ouest. La capitale économique ivoirienne abrite la réunion régionale du Réseau Africain Santé et Fonction Publique (HaPSNA), une plateforme stratégique dédiée à la mutualisation des expertises. L’enjeu majeur de ces assises est de repenser la gestion des ressources humaines en santé et d’optimiser l’efficacité des systèmes de santé publique face aux défis contemporains du continent.
Le lancement officiel de cet événement a été marqué par une forte représentativité gouvernementale, sous l’égide de Mme Anne Désirée Ouloto, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, et de M. Pierre Dimba, ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle. Fruit d’une synergie étroite avec le Bureau régional de la CEDEAO, cette rencontre témoigne de la volonté commune des États membres d’harmoniser leurs politiques administratives pour une meilleure résilience des systèmes de soins.
Lors de son allocution, la délégation ivoirienne a insisté sur l’impératif d’une réponse collective et coordonnée pour endiguer les crises sanitaires qui fragilisent la sous-région. La nécessité d’agir de concert n’a jamais été aussi prégnante, alors que le paysage sanitaire ouest-africain reste marqué par une vulnérabilité chronique. Cette collaboration interétatique est désormais perçue comme le seul levier efficace pour transformer durablement la gestion des infrastructures et du personnel médical.
Cette prise de conscience est étayée par des données alarmantes fournies par l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS). En 2024, pas moins de 67 épisodes épidémiques ont été recensés à travers douze pays de la région, soulignant les failles structurelles persistantes. Face à cette instabilité, la réunion d’Abidjan s’impose comme un tournant décisif pour instaurer une coopération opérationnelle, capable de sécuriser
