Le gouvernement ambitionne de porter la capacité installée en énergies renouvelables à 1 400 mégawatts (MW) d’ici la fin de la décennie. Ce déploiement stratégique, piloté par le ministère de l’Énergie et de la Transition écologique, vise à réduire durablement les coûts énergétiques nationaux, tout en renforçant la compétitivité du secteur industriel. Actuellement limité à 280 MW, le parc renouvelable devrait atteindre 600 MW d’ici 2028 grâce aux projets en cours.
Le coût de l’électricité constitue aujourd’hui un frein majeur pour les entreprises, qui supportent des tarifs compris entre 1,90 et 2 GH¢ par kilowattheure. Pour pallier cette contrainte, le gouvernement déploie des interventions ciblées, telles que le programme de comptage net. Ce dispositif permet aux industries et aux ménages de réduire leurs factures tout en répondant aux exigences croissantes des marchés internationaux en matière de durabilité environnementale.
L’infrastructure solaire représente l’un des piliers de cette transition. À titre d’exemple, la centrale solaire de l’enclave de Tema, forte de ses 16 MW actuels, fait l’objet d’un plan d’extension ambitieux. Le gouvernement a validé un développement graduel visant 200 MW à court terme, avec pour objectif final d’atteindre une capacité de 1 000 MW sur ce site spécifique d’ici 2030.
Enfin, l’exécutif intensifie ses efforts pour intégrer la mobilité électrique dans le paysage énergétique. Via le Fonds pour les énergies renouvelables, des mesures sont prises pour structurer un réseau national de bornes de recharge alimentées par des sources durables. Ces initiatives globales marquent une volonté claire de transformer durablement l’écosystème énergétique pour soutenir une croissance industrielle plus propre et plus compétitive.
