La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) vient de franchir une étape stratégique en signant un accord de prêt de 500 millions de dollars avec la Banque centrale de Tunisie, agissant pour le compte du Ministère des Finances. Officialisée au siège de l’institution panafricaine par le Dr. George Elombi et le Gouverneur Fethi Zouhaier Nouri, cette facilité financière vise à soutenir directement les priorités socio-économiques du pays. Ce nouvel apport vient consolider un partenariat solide, s’ajoutant aux 1,2 milliard de dollars déjà décaissés précédemment en faveur de l’autorité monétaire tunisienne.
Sur le plan opérationnel, cette injection de liquidités répond à des besoins structurels critiques. Elle permettra au gouvernement tunisien d’honorer ses échéances de dette commerciale tout en sécurisant l’importation de biens de première nécessité, tels que les carburants, les engrais et les denrées alimentaires. En facilitant l’accès aux devises étrangères, ce financement joue un rôle contracyclique déterminant, garantissant la résilience de l’économie nationale face aux tensions sur les marchés mondiaux et aux défis de liquidité immédiats.
Le Dr. George Elombi a profité de cette signature pour réaffirmer la vision d’Afreximbank : placer les institutions africaines au cœur du développement du continent. À une période où les bailleurs de fonds internationaux semblent parfois délaisser les priorités africaines, cette collaboration est présentée comme un modèle de solidarité financière régionale. Pour le dirigeant, il s’agit d’un message fort : la souveraineté économique de l’Afrique doit être assurée en priorité par ses propres institutions, capables de mobiliser des ressources là où les autres acteurs se font plus prudents.
De son côté, le Gouverneur Fethi Zouhaier Nouri a salué cette alliance, soulignant que cet appui est vital pour maintenir la stabilité des flux commerciaux. En renforçant la capacité de la Tunisie à financer ses importations indispensables, Afreximbank confirme son rôle d’acteur de premier plan dans le soutien à la résilience des économies africaines. Par ce type d’instruments financiers, l’institution continue de démontrer que la coopération intra-africaine est un levier puissant pour accroître l’intégration et la compétitivité du continent sur l’échiquier économique mondial.
