Tops
- OAK Street (+33%) : la chaîne américaine de pharmacies CVS Health va racheter le spécialiste de la prise en charge des personnes âgées pour 10,6 milliards de dollars, soit 39 USD l’action.
- Catalent (+28%) : le géant du matériel médical Danaher serait intéressé par un rachat du sous-traitant de production à destination du secteur pharmaceutique. Catalent a choisi de ne pas commenter les rumeurs.
- Hapag-Lloyd (+21%) : la société allemande de fret maritime a annoncé un dividende de 63 EUR par action après un exercice 2022 toujours porté par des prix du fret plus élevés qu’auparavant, même s’ils sont en train de rentrer dans le rang avec la disparition des goulets d’étranglement provoqués par la pandémie.
- BP Plc (+15%) : le secteur pétrolier a retrouvé des couleurs cette semaine, avec la remontée des cours du baril et l’annonce de bénéfices records par plusieurs entreprises de production, dont le français TotalEnergies.
- ABN Amro (+12%) : le marché a salué des résultats plus élevés que prévu et un programme de rachat d’actions. L’annonce d’une réduction de la participation de l’Etat néerlandais au capital n’a pas pesé outre-mesure sur le dossier.
- Saab (+9%) : le groupe de défense suédois a publié vendredi de solides perspectives pour 2023, notamment une croissance organique de ses ventes d’environ 15%, assortie de résultats en progression plus rapide encore.
- Renault (+6%) : le marché a pris connaissance lundi des nouveaux contours de l’alliance avec Nissan et Mitsubishi. Pas de grosses surprises, mais l’espoir que la situation va se décanter alors que les partenaires donnaient surtout l’impression de se tirer dans les pattes depuis quelques années.
- Bayer (+5,5%) : sous la pression de actionnaires, le chimiste a nommé un nouveau directeur général en la personne de Bill Anderson, l’ancien directeur des produits pharmaceutiques de Roche, qui prend la suite de Werner Baumann.
Flops
- Adidas (-13%) : nouvelle désillusion pour les actionnaires de la société, qui a annoncé des perspectives bien sombres pour l’année 2023.
- Crédit Suisse (-13%) : nouvelle désillusion pour les actionnaires de la société, qui a annoncé des perspectives bien sombres pour l’année 2023… Comme Adidas, Crédit Suisse fait partie des grandes entreprises malades de l’Europe. Le redressement prendra plus de temps que prévu, puisque la banque a fait savoir qu’elle attendait d’ores et déjà de nouvelles pertes cette année.
- VF Corporation (-14%) : le groupe américain connu pour ses marques Vans, Eastpak, Timberland ou North Face a déçu le marché avec ses résultats et la baisse de son dividende. La branche sacs (Kipling, Eastpak, JanSport) fait d’ailleurs l’objet d’une revue stratégique qui pourrait aboutir à une cession.
- Baxter (-15%) : le fabricant d’appareils médicaux déçoit lui aussi, tout en annonçant une réaction avec des économies de coûts et des réductions d’effectifs. Insuffisant, à ce stade, pour convaincre le marché.
- Entain (-15%) : le société américaine MGM a retiré son offre de rachat sur l’opérateur de jeux d’argent et de paris sportifs, qui perd brutalement sa prime spéculative.
- Rockwool (-19%) : sale semaine pour le fournisseur danois de matériel d’isolation pour le bâtiment, qui a douché le marché a
- vec des prévisions 2023 inférieures aux attentes. Plusieurs analystes ont réduit leurs recommandations.
- Idorsia (-24%) : la biotech suisse a chuté après l’échec de phase III de son traitement de l’AVC. En parallèle, les résultats 2022 ont montré un accroissement des pertes, même si Idorsia prévoit toujours de parvenir à la rentabilité en 2025.
- Capri Holdings (-27%) : la maison-mère de Versace, Jimmy Choo et Mikael Kors a publié des résultats très inférieurs aux attentes du marché au 3e trimestre fiscal, entraînant une révision en baisse des perspectives annuelles.
| Matières premières | ||||
| Energie : En réponse aux sanctions occidentales, Moscou va volontairement réduire sa production de pétrole, d’environ 500.000 barils par jour. Ce volume représente approximativement 5% de la production quotidienne de la Russie, un ajustement qui a évidemment suscité une réaction haussière sur les prix du brut. Ces derniers s’apprêtent à terminer la semaine en nette hausse puisque le Brent progresse de plus de 7% à 86 USD. Du côté de la référence américaine, le WTI s’échange à 79,80 USD le baril. L’autre actualité majeure est liée au terrible séisme qui a frappé la Turquie et le nord de la Syrie, qui a provoqué des perturbations sur les flux de pétrole en provenance d’Irak mais aussi de l’Azerbaïdjan. Enfin aux Etats-Unis, les stocks hebdomadaires continuent à croître, mais cette progression est pour le moment reléguée au second plan. Au niveau du gaz naturel en Europe, le TTF de Rotterdam poursuit sa décrue à 53 EUR/MWh.
Métaux : Les métaux de base entament une séquence de consolidation. Premièrement, les perturbations dans certains sites miniers au Pérou commencent à s’estomper, synonyme d’une reprise progressive de la production. En parallèle, le LME a fait état d’une augmentation de ses stocks d’aluminium et de zinc au sein de ses entrepôts en Asie, de quoi effriter le moral des financiers même si, relevons-le, ces stocks évoluent à des niveaux relativement faibles. Au niveau des prix, l’aluminium se négocie autour de 2425 USD, le cuivre à 8950 USD et le zinc à 3180 USD. Dans le registre des métaux précieux, l’or fait du surplace à 1867 USD. Produits agricoles : Les cours des céréales ont gagné un peu de terrain cette semaine à Chicago où les boisseaux de blé et de maïs se négocient à respectivement 766 et 674 cents.
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