La Banque africaine d’import-export (« Afreximbank ») participe au premier Sommet africain sur le climat, au cours duquel les principaux décideurs – d’Afrique et de la communauté internationale au sens large – se réunissent pour discuter de l’exposition de l’Afrique au changement climatique et de ses coûts associés, avec des solutions et des engagements. Afin de formaliser l’action de la « Déclaration de Nairobi ».
« Je suis heureux que l’influence et l’expertise significatives d’Afreximbank contribuent aux discussions essentielles qui se déroulent cette semaine au Sommet africain sur le climat ici à Nairobi. Afreximbank a apporté des contributions réelles et vitales à la résilience climatique de ce continent, ainsi qu’à la capacité de ses économies Du financement de centrales solaires à l’aide à l’entrée de l’Afrique sur les marchés mondiaux du carbone et en soutenant la création d’une Banque africaine de l’énergie pour garantir la sécurité et la durabilité énergétiques du continent, Afreximbank a joué un rôle central dans le développement actuel de l’Afrique », soutient Dr Benedict Oramah Président d’Afreximbank.
Prenant part au panel des chefs d’État sur le thème « Nouvelle architecture du financement climatique » Dr Benedict Oramah Le président Oramah a déclaré que le problème n’est pas le déficit d’idées mais le manque d’action de la part de presque toutes les parties prenantes. « Nous devons appeler les économies développées à honorer leurs engagements envers les pays en développement en matière de financement climatique ».
Pour le président d’Afreximbank, en l’absence d’une action mondiale ferme, l’Afrique met en œuvre des actions concrètes et avance des propositions pragmatiques pour mobiliser les ressources mondiales afin de relever les défis du changement climatique. La participation de l’institution bancaire panafricaine reflète la reconnaissance du rôle central du changement climatique parmi les différents défis de l’Afrique, alors que la hausse des températures et du niveau de la mer, les sécheresses et les inondations freinent encore davantage le développement économique du continent.
Son engagement en matière de solution au changement climatique, qu’elle promeut lors de ce Sommet, est axé sur l’adaptation au climat. Afreximbank s’efforce de coordonner et de soutenir des programmes qui mobilisent des financements pour des initiatives liées au climat, optimisent les solutions basées sur la nature sur le continent et promeuvent la sécurité alimentaire et l’approvisionnement durable en eau en Afrique, ainsi qu’en investissant dans l’amélioration des systèmes qui gèrent et contiennent catastrophes lorsqu’elles surviennent.
Les propositions et initiatives spécifiques menées par la Banque incluent une collaboration avec Africa Risk Capacité (ARC) pour créer un produit qui protège les économies africaines contre la sécurité alimentaire résultant des catastrophes induites par le climat. Elle finance les primes et assure le financement des importations alimentaires, tandis que l’ARC fournit la capacité d’assurance. Le président Oramah a ajouté qu’avec un financement d’à peine 1 milliard de dollars, ce produit est largement sous-financé et que la Banque mondiale et les économies riches en capitaux ont la possibilité d’intervenir en fournissant des capitaux à ce fonds. Deuxièmement, une taxe mondiale sur le carbone, préconisée par de nombreux pays, pourrait également devenir une source majeure de liquidités pour le programme d’assurance climatique.
En outre, Afreximbank accroît son soutien à ses États membres pour les aider à naviguer dans un paysage climatique déjà précaire. Grâce à des investissements dans les infrastructures du continent pour jeter les bases d’une transition à faible émission de carbone, ainsi qu’à un plaidoyer en faveur des besoins énergétiques spécifiques de l’Afrique, il rallie le soutien au développement des réserves africaines de gaz naturel et d’énergie, ce qui peut à son tour accélérer la réalisation du potentiel d’énergies renouvelables de l’Afrique.
La participation d’Afreximbank au Sommet fait suite à l’implication ciblée des banques à la COP27 à Charm el-Cheikh en 2022 ainsi qu’à la signature d’un programme pays de 3 milliards de dollars entre Afreximbank et le gouvernement du Kenya le 3 mai 2023. Dans le cadre du programme, le gouvernement du Kenya a été le premier pays à accéder au Fonds d’adaptation au changement climatique récemment introduit par Afreximbank.
