Le Sénégal, le Nigeria, l’Egypte sont entre autres des pays vers qui l’Europe se focalise pour pouvoir combler ses besoins énergétiques (GNL), depuis les sanctions imposées sur les productions de gaz Russes.
L’Union européenne a manifesté le besoin d’importer 50 milliards m3 supplémentaire de Gaz naturel liquéfié (GNL) pour combler le manque de gaz Russe. En 2022, ce sont près de 155 milliards de m3 de GNL qui ont été importés par l’UE, soit 60% de plus qu’en 2021. Si la grande part du GNL importée, l’année dernière, provenait des Etats-Unis (+143% par rapport à 2021), du Qatar (+23%) mais aussi de Russie (+12%), l’UE veut aussi absorber le marché africain.
En plus du Qatar, l’Allemagne s’est, selon des tabloïds, tournée vers le Sénégal. Tandis que le Nigeria entend fournir en grande quantité le GNL
Le Nigeria a, lui, promis de plus grandes quantités de GNL à l’Europe, annonçant investissement dans la réalisation d’un nouveau gazoduc de 10 milliards de dollars qui passera dans différents pays.
Face à une sécurité énergétique mondiale instable, la provision européenne est loin de satisfaire les populations européennes qui éprouvent de plus en plus des difficultés à couvrir leur dépense du mois avec la hausse du prix de l’énergie. Au forumde Doha, le mardi 23 mai, Saad Al-Kaabi, le ministre de l’énergie du Qatar, a alerté l’Europe sur une probable pénurie : « s’ils n’en prennent pas conscience, s’ils n’ont pas de plan adéquat, s’ils ne diabolisent pas les compagnies pétrolières et gazières et s’ils ne s’assoient pas avec les producteurs ». Pour lui, la sécurité énergétique mondiale est menacée par les « politiques de la fuite en avant ».
