Le président John Dramani Mahama a procédé à la nomination d’un nouveau conseil d’administration de dix membres au sein du Centre ghanéen de promotion des investissements (GIPC), marquant une étape déterminante dans la stratégie économique nationale. Cette décision, prise en conformité avec la loi GIPC et après consultation du Conseil d’État, vise à repositionner le Centre comme levier central de la transformation économique du pays à travers une orientation stratégique plus ciblée et un renforcement de l’attractivité du Ghana auprès des investisseurs.
Ce conseil d’administration, présidé par l’ancien ministre d’État Akwasi Oppong-Fosu, rassemble des figures clés issues de la finance, de l’industrie, du développement et du monde universitaire. Cette diversité sectorielle incarne une volonté claire de croiser les expertises pour guider efficacement les investissements directs étrangers (IDE) vers des secteurs à fort potentiel. Des personnalités comme le vice-gouverneur de la Banque du Ghana ou le directeur général de la Commission nationale de planification du développement apportent ainsi un ancrage institutionnel fort à cette gouvernance rénovée.
Lors de la cérémonie d’inauguration à Accra, la ministre du Commerce, de l’Agroalimentaire et de l’Industrie a souligné le rôle structurant du GIPC dans la création d’emplois et le développement industriel. La récente révision de la loi GIPC s’inscrit dans cette dynamique, renforçant le cadre réglementaire pour offrir un environnement plus favorable et plus prévisible aux investisseurs internationaux. Le gouvernement entend faire du Ghana une destination de choix pour des investissements à haute valeur ajoutée, orientés vers la durabilité et la transformation structurelle de l’économie.
Le président du conseil et le PDG du GIPC, Simon Madjie, ont réaffirmé leur engagement à faire de cette nouvelle gouvernance un catalyseur d’une croissance inclusive. Cette étape marque une volonté politique forte : passer d’une logique de promotion passive à une stratégie active d’attraction des capitaux, au service de l’emploi, de l’innovation et d’une prospérité plus largement partagée. Le Ghana trace ainsi la voie d’un développement économique maîtrisé, porté par des institutions renforcées et une vision stratégique affirmée.
