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Le nouveau pacte ACG-BAD pour une synergie plus renforcée

par Kamagaté Issouf

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le Groupe de coordination arabe (ACG) ont acté  une étape décisive de leur collaboration par l’adoption d’une Déclaration commune, lors d’une rencontre de haut niveau, le mardi 13 janvier à Abidjan . Ce partenariat renouvelé vise à transformer en profondeur le paysage financier du continent en intensifiant le cofinancement et en catalysant les capitaux privés. L’objectif est clair : passer d’une approche de coopération ponctuelle et fragmentée à un modèle de co-investissement programmatique à grande échelle, rigoureusement aligné sur les priorités structurelles de l’Afrique.

Cette initiative intervient dans un contexte macroéconomique critique où l’Afrique fait face à un besoin de financement croissant pour soutenir sa résilience. La consultation cible des secteurs vitaux tels que la sécurité alimentaire, la transition énergétique et l’intégration régionale. En unissant leurs forces, les membres de l’ACG et la BAD affichent une ambition collective : déployer leurs ressources de manière plus coordonnée pour combler les lacunes en matière d’infrastructures climatiques et de croissance portée par le secteur privé.

Au cœur des échanges, la fusion des capacités de financement à long terme et de l’expertise sectorielle des deux entités a été identifiée comme le levier principal de cette nouvelle dynamique. Les discussions techniques ont porté sur l’harmonisation des processus de financement et l’amélioration de la préparation conjointe des projets. En combinant leurs bilans respectifs et leurs outils anticycliques, l’ACG et la BAD entendent optimiser le dialogue politique et garantir que chaque investissement produise un impact social et économique mesurable et durable pour les pays bénéficiaires.

Enfin, ce rapprochement s’inscrit dans la vision globale de la BAD visant à renforcer la souveraineté financière du continent. En s’intégrant au projet de Nouvelle architecture financière africaine (NAFA), ce partenariat avec le monde arabe devient un pilier stratégique pour mieux connecter les institutions de développement, les assureurs et les marchés de capitaux. Cette synergie permet non seulement de mobiliser des ressources massives, mais aussi de structurer un écosystème financier plus autonome et résistant aux chocs extérieurs.

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