Réunis à Erevan dans le cadre du segment de haut niveau achevé le 28 octobre, près de 1 500 participants — dont environ 140 ministres et vice-ministres et 40 dirigeants d’organisations internationales — ont lancé un appel pressant à l’accélération des mesures en faveur de la biodiversité. Alors que la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité de 2026 entre dans sa phase finale, cette mobilisation vise à impulser une dynamique renouvelée aux négociations de la COP 17, ainsi qu’aux réunions des Parties aux Protocoles de Cartagena et de Nagoya.
Cette séquence politique majeure s’est conclue par l’annonce de plus de 1,8 milliard de dollars américains mobilisés sous forme de promesses gouvernementales, d’engagements multilatéraux et d’initiatives de financement public-privé. Ces allocations financières visent directement à soutenir la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal (KMGBF). La question du financement est restée au cœur des débats, mettant l’accent sur la concrétisation des engagements de l’Objectif 19, la réallocation des subventions néfastes, le renforcement des incitations positives et la répartition juste des avantages via le Fonds de Cali.
Le segment ministériel a également été le théâtre du lancement de plusieurs mécanismes structurants destinés à combler les lacunes identifiées dans le rapport « État de l’action en faveur de la biodiversité » présenté par António Guterres. Parmi ces outils figurent l’Appel d’Erevan en faveur d’incitations positives, la Plateforme sur les montagnes et les écosystèmes d’eau douce, la Plateforme technologique de suivi de la biodiversité, ainsi que le Centre mondial pour les autres mesures efficaces de conservation par zone (OMEC). Par ailleurs, de nombreuses délégations ont présenté des mises à jour de leurs Stratégies et plans d’action nationaux pour la biodiversité (SPANB), tout en plaidant pour une meilleure synergie interinstitutionnelle.
Insistant sur la nécessité de traduire ces annonces en actes concrets dans les salles de négociation, Hambardzum Matevosyan, président de la COP 17, a appelé à transformer les engagements politiques d’Erevan en résultats équilibrés pour la nature. De son côté, la Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique, Astrid Schomaker, a exhorté les Parties à combler l’écart entre les ambitions et la réalité du terrain en faisant preuve d’audace, d’innovation et d’esprit de compromis sur les textes encore en débat.
Alors que les négociations se poursuivent intensément pour résoudre les divergences restantes sur l’ensemble des instruments juridiques et techniques, les délégués s’efforcent d’aboutir à un consensus robuste avant la clôture officielle fixée au 30 octobre. La concrétisation de cet élan financier et politique reste désormais conditionnée à la capacité des États à adopter des décisions exécutoires capables d’assurer la préservation des écosystèmes mondiaux d’ici 2030.
Source : CBD
