En raison d’un différend sur les quotas de production pétrolière, l’Angola a décidé de claquer la porte de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Selon le ministre des Ressources naturelles de l’Angola, Diamantino de Azevedo, il est temps de « se concentrer davantage » sur ses propres objectifs.
L’OPEP et ses dix alliés au sein de l’OPEP+ semblent perdre de leur influence sur le marché en raison de leurs divergences, de la concurrence américaine et des efforts internationaux visant à réduire la dépendance aux combustibles fossiles.
« Si nous restons au sein de l’OPEP, nous subirons les conséquences de la décision de respecter les quotas de production… C’est la décision d’un État souverain. Nous avons toujours fait notre devoir mais l’Angola a décidé de partir. Nous pensons qu’il est temps pour notre pays de se concentrer davantage sur ses objectifs », a déclaré le ministre Diamantino de Azevedo.
En novembre, l’Angola et le Nigeria ont exprimé leur mécontentement quant à leurs quotas lors de la dernière réunion ministérielle de l’alliance OPEP Plus, qui a été retardée de plusieurs jours en raison de désaccords. Malgré les nouvelles baisses annoncées en novembre, les prix du pétrole brut restent à leurs plus bas niveaux depuis juin (entre 70 et 80 dollars le baril), mais toujours supérieurs à la moyenne des cinq dernières années.
