Au cours de l’année 2022, les importations de marchandises de l’Afrique sont passées à 706 milliards de dollars en 2022, soit une progression de 15,5%. Les exportations de marchandises de l’Afrique sont passées à 724,1 milliards de dollars en 2022 soit 26,8%. Suscitant un excédent de la balance commerciale, soit un taux de 145%. C’est le message porté par Hippolyte Fofack, économiste en chef de la Banque africaine d’import export (Afreximbank), qui a présenté l’édition 2023 du rapport sur le commerce, le 21 juin à Accra, en marge des 30e Assemblées annuelles d’Afreximbank.
Ce rapport, qui explique que la valeur du commerce intra-africain a atteint 193,17 milliards de dollars , en croissance de 18,6 % en 2022, note qu’il est essentiel de promouvoir l’expansion des investissements, à la fois nationaux et étrangers, créer les conditions appropriées pour bénéficier des effets positifs potentiels des IDE, s’attaquer à toutes formes d’obstacles au commerce tarifaires et non tarifaires, et mettre en œuvre des politiques industrielles favorables pour catalyser le développement. Aussi, indique les auteurs, la ZLECAF a la capacité de supprimer la complexité des dispositions existantes des règles d’origine (RoO) qui entravent le commerce expansion. Car, les volumes d’échanges ont fortement ralenti de 2,7% en 2022. « Cependant, le prix général des augmentations ont plus que compensé les pertes des volumes, donnant une impulsion à la valeur du commerce mondial, qui a augmenté d’environ 12% » commente Dr Fofack.
Selon lui, le Commerce de marchandises de l’Afrique a augmenté de 20,9 % en 2022, malgré un environnement mondial difficile. Et le commerce de la région était soutenu par la hausse des prix des matières premières et l’augmentation de la demande d’énergie de l’Afrique à partir de l’Europe.
L’expérience, selon lui, a démontré l’importance des partenariats public-privé pour les infrastructures développement, la nécessité de l’implication des institutions financières de développement (IFD), en plus de la ZLECAF, des réseaux multi-pays pour les projets d’infrastructure, qui constituent un élément clé du processus d’intégration régionale.
Envoyé Spécial
