William Ruto : « L’Afrique perd 5 à 15 % de la croissance de son PIB en raison de l’impact du changement climatique »

par Kamagaté Issouf

Le premier sommet africain sur le climat qui se tient depuis le lundi 4 septembre à Nairobi (Kenya), sous le thème « Propulser une croissance verte et des solutions de financement climatique pour l’Afrique et le monde », vise un objectif commun, selon les Chefs d’Etat. Il s’agit de répondre à la vulnérabilité croissante au climat, au changement et ses effets en Afrique et dans le monde.

Dans son allocution de la cérémonie d’ouverture, le président du Kenya, William Ruto, a déclaré que le changement climatique « ronge sans relâche » le progrès économique de l’Afrique et qu’il est temps d’avoir une conversation mondiale sur une taxe carbone pour les pollueurs.

« Le continent africain en croissance rapide, qui compte plus de 1,3 milliard d’habitants, perd chaque année entre 5 et 15 % de la croissance de son PIB en raison des impacts généralisés du changement climatique. C’est une source de profonde frustration dans la région qui contribue le moins au réchauffement climatique », affirme William Ruto.

Ce sommet africain sur le climat, co-organisé par la Commission de l’Union africaine et le gouvernement du Kenya, réuni des dirigeants africains, des dirigeants des communautés économiques régionales et des représentants distingués d’organisations internationales. Premier pays africain à parvenir à un accord avec le FMI sur le soutien du Resilience and Sustainability Trust, qui financera des projets visant à relever les défis du changement climatique, le Rwanda et son Président Paul Kagamé, veulent faire de l’Afrique un acteur clé dans la recherche de solutions climatiques mondiales.

« L’Afrique continue de supporter le fardeau de la hausse des températures, même si elle représente la plus petite part des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Nous ne pouvons pas continuer à en parler sans faire ce qui est nécessaire pour régler le problème. C’est injuste, mais à long terme, jouer au jeu du blâme n’est pas la solution…L’Afrique est unie et devrait le rester dans cette position », soutient Paul président Kagame.

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