Jean Louis Ekra, vice-président du Conseil consultatif de l’IATF2023 et ancien président d’Afreximbank, a rappelé l’importance historique des foires commerciales continentales, l’adversité rencontrée en matière de commerce et d’investissement et la nécessité d’adopter la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
L’histoire de faire de l’Afrique la plus grande zone économique a commencé, selon lui, depuis février 1972 en Nairobi (Kenya), lors d’une rencontre de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Cette rencontre qui avait pour objectif de s’entendre sur la levée des barrières douanières s’est effritée. Mais, le projet est sur la table pour être appliqué en Afrique, grâce à Afreximbank.
Pour lui la ZLECAF doit être saluée parce qu’elle répond aux besoins du continent et est un maillon manquant dont l’Afrique avait besoin. « Le volume des échanges intra-africain est très faible à cause du manque d’information et de l’absence d’un système de paiement transfrontalier africain », dit-il.
Jean Louis Ekra avance qu’il incombe de déployer davantage d’effort pour réussir l’industrialisation et coopérer dans le travail. Il préconise par ailleurs de relever les défis de gestion et braver les tensions géo-politique. Car, le Forum sur le commerce et l’investissement a pour mission de favoriser la collaboration, de s’attaquer aux contraintes et de stimuler les investissements pour l’avenir prospère de l’Afrique.
Comme le rappelait Didier Drogba, lors d’un panel sur le Canex : « le défi réside dans la création d’opportunités pour la prochaine génération en les aidant à devenir des champions. C’est à ce niveau que les industries créatives peuvent jouer un rôle central dans le développement de l’Afrique ».
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