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BIDC : 200 millions de dollars et une révolution verte pour l’Afrique de l’ouest

par Kamagaté Issouf

L’Afrique de l’Ouest écrit son avenir les mains dans la terre et les yeux tournés vers l’industrialisation, sous l’impulsion implacable de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC). Véritable catalyseur de mutations profondes, l’institution redéfinit les contours économiques de la région en transformant le potentiel agricole en une force souveraine, verte et résiliente.

Ce vent de modernité s’est matérialisé le 11 décembre 2025 à Lomé, par la signature d’un accord décisif de 600 000 dollars avec le Global Green Growth Institute (GGGI). Ce fonds d’amorçage propulse l’Initiative ouest-africaine pour une agriculture intelligente face au climat (WAICSA), armant les institutions financières et les PME locales contre les chocs climatiques dévastateurs.

« Cette synergie puissante libère le potentiel agricole du continent et érige un rempart incontournable face aux crises climatiques », souligne Mme Zuzana Zatkova de la Banque Européenne d’Investissement, saluant la force de frappe de ce partenariat novateur.

L’offensive s’accélère à travers la stratégie « Croissance, Résilience et Optimisation » (GRO), concrétisée le 28 juillet 2026 par un investissement colossal de 10,04 millions de dollars alloué à G Farms Limited en Gambie. Ce choc financier ambitionne de balayer la dépendance chronique aux importations alimentaires et d’industrialiser en profondeur les filières agro-industrielles nationales.

Les chiffres donnent le vertige : à l’horizon 2035, le cheptel de pondeuses passera de 120 000 à 500 000 têtes, la production de poulets de chair explosera à plus de 3,2 millions d’unités, tandis que le secteur laitier verra son bétail multiplié de 110 à 2 500 têtes, adossé à une unité ultra-moderne de fabrication d’aliments pour bétail de 10 tonnes par heure.

« C’est un levier absolument décisif pour dynamiser la croissance du secteur privé ouest-africain et transformer durablement nos économies rurales », s’enthousiasme le Dr George Agyekum Donkor, président de la BIDC, témoignant de l’ambition sans faille de l’institution pour l’autonomisation des producteurs.

Au Nigéria, l’impact se déploie à une échelle monumentale avec le financement d’une centrale solaire photovoltaïque de 50 MW dans l’État de Taraba pour 98,18 millions de dollars. Ce projet électrifie 390 000 personnes et plus de 200 institutions publiques, tout en générant jusqu’à 1 500 emplois directs et indirects indispensables à l’essor local.

Toujours dans le bassin de Taraba, la BIDC déroule des méga-infrastructures structurantes : un complexe moderne de transformation et un périmètre rizicole irrigué de 10 000 hectares (79,21 millions de dollars), couplés à un parc industriel intégré de 91,23 millions de dollars. Une cathédrale agro-industrielle pensée pour garantir l’autosuffisance alimentaire et diversifier l’économie.

« Nos investissements ne se contentent pas de financer des infrastructures ; ils matérialisent l’espérance de millions de citoyens en s’alignant strictement sur les Objectifs de Développement Durable 2, 7, 8, 9 et 13 », rappelle l’institution dans sa dynamique de transformation globale.

De Lomé à Banjul, en passant par Taraba, la BIDC orchestre une révolution agricole foudroyante qui change le destin de l’Afrique de l’Ouest. En mariant souveraineté alimentaire, énergie propre et audace industrielle, la région s’affirme enfin comme le nouveau grenier prospère et indomptable de la planète.

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