L’Égypte a conclu un accord de financement concessionnel et de subvention d’un montant de 53,8 millions d’euros avec l’Agence française de développement (AFD) et la Banque européenne d’investissement (BEI), destiné à soutenir le programme « Industries vertes durables » (GSI). Selon le ministère de la Planification, cette initiative vise à promouvoir une production industrielle moins polluante, à réduire les émissions et à renforcer la compétitivité des entreprises locales. L’accord a été signé par la ministre de la Planification et de la Coopération internationale, Rania Al-Mashat, aux côtés de l’ambassadeur de France, Eric Chevallier, et du vice-président de l’AFD, Jérôme Touran.
En parallèle, un financement complémentaire de 8,8 millions d’euros dédié à l’assistance technique a été conclu entre l’Agence égyptienne des affaires environnementales et le centre régional de la BEI. Ce volet, financé par l’Union européenne, a été signé en présence du vice-Premier ministre chargé du développement industriel, Kamel Al-Wazir, ainsi que de la ministre du Développement local, Manal Awad, et de représentants européens. L’ensemble vise à accompagner les institutions égyptiennes dans la mise en œuvre des normes environnementales et l’adoption de technologies industrielles plus propres.
Dans son allocution, Rania Al-Mashat a souligné que le programme GSI constitue une étape majeure dans la coopération entre l’Égypte et ses partenaires européens. Elle a précisé que l’enveloppe totale consacrée au GSI atteint 271 millions d’euros, incluant 30 millions d’euros de subvention de l’UE, 135 millions d’euros de financement concessionnel de la BEI et 45 millions d’euros de l’AFD. Pour le gouvernement égyptien, cet appui reflète la confiance internationale dans la transition du pays vers des modèles de production plus durables.
Le programme GSI devrait permettre aux installations industrielles d’améliorer leur conformité environnementale, de réduire la pollution, de renforcer l’efficacité énergétique et de développer les projets liés aux énergies renouvelables. Manal Awad a rappelé qu’il contribuera aussi à améliorer l’efficacité des ressources, réduire les coûts de production et renforcer les capacités d’exportation vers les marchés, notamment européens. Les représentants de la France, de la BEI et de l’UE ont, pour leur part, réaffirmé leur soutien à la transition de l’Égypte vers un secteur industriel plus propre et plus résilient, soulignant l’importance de l’action collective face au changement climatique.
