Face aux menaces croissantes pesant sur les écosystèmes, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, élève la lutte contre l’orpaillage illégal au rang d’enjeu majeur de protection des terres, de souveraineté environnementale et de stabilité continentale. Il a officiellement lancé, ce jeudi 27 août, la Coalition africaine contre la dégradation des terres et la pollution environnementale causées par l’exploitation artisanale et à petite échelle illégale de l’or. Cette initiative a été dévoilée en marge de la COP17 en Mongolie.
Pour structurer son action, la Coalition se fixe plusieurs missions stratégiques, parmi lesquelles le renforcement de la coopération transfrontalière et du partage de renseignements, ainsi que l’harmonisation des politiques, des réglementations et des dispositifs d’application de la loi.
Exprimant la volonté politique forte de l’institution et du pays porteur du projet, le ministre Abou Bamba a souligné l’engagement collectif lors du lancement officiel : « L’Afrique se lève pour défendre son patrimoine naturel. Nous n’attendons pas. Nous prenons l’initiative. Nous ne nous contentons pas de réagir. Nous agissons. Nous ne sommes pas isolés. Nous sommes unis. ».
La coalition prévoit également la mise en place d’une plateforme géospatiale commune pour cartographier les foyers d’orpaillage illégal, la mobilisation de financements dédiés à la restauration des terres dégradées, l’accompagnement des communautés vers des activités économiques durables de substitution, et la préservation à long terme des ressources naturelles au bénéfice des générations futures.
