Le groupe des Huit en développement (D-8) a adopté la Déclaration d’Istanbul lors d’une réunion ministérielle en Turquie, officialisant le lancement de l’Initiative d’Istanbul pour l’action climatique et le développement durable en amont de la COP31. À travers cette feuille de route, les États membres (L’Azerbaïdjan, Le Bangladesh, l’Égypte, l’Indonésie, l’Iran, la Malaisie, le Nigeria, le Pakistan, la Turquie), exigent la mobilisation d’au moins 1 300 milliards de dollars par an en financement climatique pour les pays en développement d’ici 2035. Cette manne financière, combinant capitaux publics et privés, doit s’appuyer sur des subventions, des financements concessionnels, des obligations vertes et des mécanismes de partage des risques afin de répondre à l’urgence climatique mondiale.
Portée par la ministre égyptienne du Développement local et de l’Environnement, Manal Awad, cette initiative réaffirme l’attachement des pays du D-8 à l’Accord de Paris et au principe des « responsabilités communes mais différenciées ». La Déclaration d’Istanbul pose les bases d’une nouvelle plateforme de coopération environnementale destinée à harmoniser les politiques régionales. Elle englobe des secteurs stratégiques tels que l’adaptation au changement climatique, les énergies propres, l’économie circulaire, la biodiversité, la gestion durable de l’eau et le traitement des pertes et dommages.
Au cœur de cette stratégie, l’adaptation au changement climatique est érigée en priorité absolue pour faire face aux vulnérabilités des pays membres. La déclaration insiste sur la nécessité de renforcer les infrastructures résilientes, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau et les systèmes d’alerte précoce, tout en saluant l’objectif de tripler les financements dédiés à l’adaptation d’ici 2035 fixé à l’issue de la COP30. Les nations donatrices sont ainsi instamment conviées à honorer leurs engagements financiers historiques pour soutenir ces plans nationaux.
Enfin, le texte rappelle que l’action climatique doit indissociablement soutenir l’éradication de la pauvreté, la croissance économique et la création d’emplois durables dans les pays en développement. Tout en saluant les initiatives de la présidence turque de la COP31, telles que la Turquoise Alliance et le Climate Implementation Bridge, le groupe appelle à la mise en œuvre effective du Fonds pour les pertes et dommages ainsi qu’à l’essor de projets concrets de réduction du méthane et de gestion des déchets.
