Malgré l’accalmie constatée au deuxième trimestre 2026, Attijari Global Research (AGR) maintient son anticipation d’une orientation haussière des taux obligataires pour l’ensemble de l’année, ciblant particulièrement les maturités moyennes et longues. Ce scénario prudent, selon matin.ma, repose sur un équilibre fragile, où l’amélioration des fondamentaux domestiques se heurte à des incertitudes macroéconomiques internationales de plus en plus pesantes.
Sur le plan national, le Trésor bénéficie pourtant d’un net répit budgétaire à la fin du premier semestre. Porté par une solide progression des recettes ordinaires de 15,4 % — stimulée par un bond de 26,2 % de l’Impôt sur les Sociétés —, le déficit budgétaire s’est allégé de près de 7 milliards de dirhams pour s’établir à 24 milliards, soit 43 % des prévisions annuelles.
Ce redressement des finances publiques, combiné à un recours réussi aux financements extérieurs, a sensiblement réduit les besoins de financement et la pression sur le marché des adjudications domestiques. Cependant, ces coussins de sécurité internes risquent de ne pas suffire à immuniser durablement le marché contre les turbulences exogènes.
Pour le second semestre, la trajectoire des rendements restera ultra-dépendante de variables externes volatils, à l’instar de la hausse des cours du pétrole, des tensions géopolitiques persistantes et du maintien de politiques monétaires restrictives à l’international. Cette conjoncture internationale réduit la visibilité des investisseurs et confirme le risque de tensions persistantes sur la courbe des taux.
