La Banque mondiale a officiellement exprimé sa confiance envers la reprise économique du Ghana lors de réunions de haut niveau le lundi 13 avril à Washington. L’institution financière internationale a salué la trajectoire de réforme du pays, marquant le passage d’une phase de stabilisation de crise à une étape plus complexe axée sur la croissance et l’assainissement budgétaire. Le vice-président régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a qualifié ce redressement d’impressionnant, signalant la volonté de la Banque d’approfondir son soutien technique et financier.
Cette reconnaissance intervient alors que les indicateurs macroéconomiques montrent des signes de progrès notables après une période de stress aigu caractérisée par une forte inflation et une restructuration de la dette. Selon le ministre des Finances, le Dr Cassiel Ato Forson, l’année 2025 a constitué un tournant décisif où les mesures de stabilisation ont commencé à produire des résultats mesurables. Ce changement de dynamique positionne désormais le pays pour un engagement soutenu avec ses partenaires de développement et pourrait favoriser un meilleur accès au financement externe.
Les données chiffrées confirment la consolidation de la stabilité monétaire et budgétaire nationale. Le gouvernement souligne une baisse drastique de l’inflation, passée d’environ 23 % à 3,2 %, parallèlement à une stabilisation durable du taux de change. Ces performances sont couplées au maintien des investissements dans les programmes sociaux, considérés comme des marqueurs essentiels de la discipline politique actuelle. La gestion de la dette s’inscrit désormais dans une perspective de viabilité à long terme, renforçant les fondamentaux de l’économie ghanéenne.
L’objectif des autorités ghanéennes est désormais de transformer ces gains de stabilisation en une croissance économique inclusive. Le passage à cette nouvelle phase de développement vise à débloquer le potentiel productif du pays tout en poursuivant les efforts d’assainissement des finances publiques. Pour la Banque mondiale et le gouvernement ghanéen, la transition réussie vers la viabilité de la dette demeure le socle nécessaire pour assurer le développement durable et la résilience face aux futurs chocs macroéconomiques.
