Tops
On Holding (+42%) : la société basée en Suisse et cotée aux Etats-Unis, qui vend des accessoires de sport – marque On Running notamment – a publié des résultats en très forte hausse et dépasse le milliard de Francs Suisse de chiffre d’affaires. Les ventes ont été dynamisées par l’Asie-Pacifique et les profits ressortent à 57,7 MCHF, contre une perte de 170,2 MCHF en 2021.
GameStop (+36%) : la société, bien connue pour être une action-mème, a publié un bénéfice surprise au quatrième trimestre. Les mesures de réduction de coûts prises par la direction semblent avoir porté leurs fruits. L’action s’est envolée de 35,2% mercredi.
New York Community Bancorp (+32%) : la holding de la banque Flagstar a récupéré presque toutes ses pertes boursières accumulées depuis deux semaines dans le sillage de la baisse du secteur bancaire. Lundi dernier, un accord a été conclu avec les autorités de régulations américaines pour que l’entité rachète 38 Mds$ d’actifs et 36 Mds$ de passifs de Signature Bank, l’une des trois banques américaines qui a fait faillite.
Nemetschek (+12%) : l’éditeur de logiciels pour l’industrie du bâtiment, qui est récemment passé à un modèle d’abonnement, a légèrement réduit ses perspectives de croissance pour l’exercice en cours, mais s’attend à un retour de la dynamique à deux chiffres à partir de l’exercice 2024. Nemetschek, qui est le deuxième éditeur de logiciels le plus valorisé outre-Rhin après SAP, avait perdu 60% de sa valeur en 2022, mettant fin à 10 ans de hausses consécutives.
Sanofi (+7%) : le laboratoire a annoncé que son médicament phare, Dupixent, a atteint tous ses critères d’évaluation lors d’un essai de phase III contre la bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO – plus couramment appelé bronchite du fumeur. Dupixent est initialement un traitement contre l’asthme et l’eczéma et représente 19% du chiffre d’affaires total du groupe, soit 8,3 Mds€.
Flops :
Crédit Suisse (-59%) : dans un climat déjà assez tendu pour les valeurs bancaires qui subissent le contexte de hausse des taux agressifs, Crédit Suisse s’est retrouvée en en difficultés. L’ex-deuxième banque helvétique a fini par se faire racheter pour une bouchée de pain par sa compatriote UBS, avec l’appui de l’État qui apporte 160 milliards de francs de prêts et garanties. La transaction se termine avec une somme presque symbolique à 3 MdsCHF, payée en actions.
Varta (-22%) : la société s’est colorée en rouge lundi matin, à l’annonce d’une augmentation de capital à 22,85 EUR. La levée de fonds a permis de récupérer 50,72 M€ auprès de VGG Beteiligungen SE (filiale de l’actionnaire principal) sans droit préférentiel de souscription pour les autres actionnaires.
Casino (-20%) : le groupe français de distribution est à nouveau emporté par les difficultés de sa maison-mère Rallye, dont le plan de sauvegarde est mis à mal. Pour ne rien arranger, les performances opérationnelles de Casino ne sont pas à la hauteur. D’ailleurs, Moody’s a dégradé la notation crédit, qui est passée de B3 à Caa1, à cause d’une dégradation des liquidités de l’entreprise.
Block (-17%) : l’action de la société a reculé en bourse, suite à un rapport de Hindenburg Research, qui fait apparaître que la société a exagéré le nombre d’utilisateurs de son application Cash App et minimise le coût d’acquisition des clients. Le cabinet de recherche, vendeur à découvert sur le dossier, ajoute que la méthode en conformité de la société est susceptible de favoriser la fraude.
Pinduoduo (-16%) : PDD Holdings n’a pas publié un résultat à la hauteur des estimations des analystes. Les ventes de marchandises de l’entreprise chinoise ont bondi et ses coûts ont progressé au quatrième trimestre 2022. La dynamique s’appuie sur la fin de la politique zéro covid de la Chine sur la fin de l’année. Toutefois, le marché attendait des chiffres encore plus élevés pour l’entreprise cotée aux Etats-Unis.
Deutsche Bank (-12%) : des tensions sur la dette bancaire de niveau 1 (AT 1) montent visiblement en Europe. La banque allemande rejoint ses comparables dans le bain de sang boursier en raison de l’augmentation du coût de l’assurance de ses obligations par rapport à son risque de faillite. Les banques continuent de subir le vent de panique des investisseurs qui menace la First Republic en Amérique. L’effet domino s’arrêtera-t-il avec un possible arrêt de la hausse des taux ?
| Matières premières | ||||
| Energie : Les prix pétroliers ont progressé cette semaine, un rebond qui prend l’allure d’une remontée aux forceps avec la chute vertigineuse de la semaine précédente où le baril de Brent a abandonné près de 12%. Les opérateurs ont toujours le moral au fond des chaussettes puisque les banques continuent à tanguer de part et d’autres de l’Atlantique. Autrement dit, les actifs risqués subissent toujours des turbulences, expliquant le retour des flux vendeurs sur le pétrole en fin de semaine. Du côté de l’offre, la Russie devrait poursuivre la réduction de sa production, de l’ordre de 500.000 barils par jour, jusqu’à la fin du mois de juin. Aux Etats-Unis, les stocks hebdomadaires de pétrole ont enregistré une nouvelle hausse de 1,1 million de barils alors que le consensus tablait au contraire sur une contraction de 1,7 million de barils. Au niveau des prix, Les cours du Brent de l’Europe du nord et du WTI américain ont repris un peu de hauteur à respectivement 73 et 68 USD le baril. Concernant le gaz naturel en Europe, le TTF de Rotterdam fait du surplace autour de 42 EUR/MWh.
Métaux : « Il est l’or, Monseignor ». La folie des grandeurs touche l’or, qui revient au contact des 2000 USD. Retour de l’aversion au risque et décrue des rendements obligataires contribuent à raviver l’appétit des investisseurs pour la relique barbare. Du côté des métaux de base et en dépit de l’ambiance générale des marchés, qui reste lourde, les cours des métaux industriels ont gagné du terrain cette semaine, à l’exception du nickel qui s’enfonce à 21850 USD. Au contraire, le cuivre s’approche de nouveau de la ligne des 9000 USD au London Metal Exchange. Produits agricoles : A contre-courant des prix de l’énergie et des métaux, les prix du blé ont baissé cette semaine. A Chicago, le boisseau de blé s’échange autour de 670 tandis que le maïs fait du surplace autour de 630 cents.
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