Nommé le 28 juillet 2026 à la tête de l’équipe de France en succession de Didier Deschamps, Zinédine Zidane a immédiatement recueilli l’enthousiasme de Kylian Mbappé. Par un laconique mais puissant « Bienvenue chez toi », l’attaquant vedette du Real Madrid dépasse la simple sphère sportive pour adouber un mythe vivant et sceller l’union sacrée autour du nouveau sélectionneur.
L’aboutissement d’un long feuilleton. Si l’arrivée de l’ancien entraîneur merengue sur le banc tricolore apparaît comme une évidence, elle aura pourtant nécessité plusieurs années d’attente. Durant sa présentation, l’intéressé a d’ailleurs révélé avoir écarté toutes les autres propositions de ces « quatre à cinq dernières années », n’ayant d’yeux que pour la sélection nationale, longtemps monopolisée par les quatorze années de mandat de son prédécesseur.
Au-delà du sportif, le miroir politique. Cette longue attente nourrit inévitablement de profonds questionnements au sein de la société. Fils d’immigrés algériens devenu l’une des plus grandes figures de la nation, Zidane incarne une réussite républicaine majeure, amenant certains observateurs à pointer les réticences potentielles des hautes sphères face à une telle icône de la diversité — bien qu’aucune discrimination formelle ne puisse être attestée.
Une prise de fonction sociétale. En choisissant d’aborder la lutte contre le racisme dès sa première conférence de presse, le nouveau sélectionneur ancre son retour dans les enjeux de son époque. Entre l’adoubement sportif de Mbappé et cette résonance symbolique forte, l’ère Zidane s’ouvre sous le signe d’un renouveau à la fois tactique et hautement sociétal pour le football français.
