Le secteur portuaire ivoirien connaît une transformation profonde, placée sous le signe de l’amélioration des conditions de vie des dockers. Après des années de conflits sociaux, les ports d’Abidjan et de San Pedro, sous la gouvernance du Syndicat des Entreprises de Manutention des Ports Autonomes (SEMPA/BMOD), ont instauré un nouveau cadre de gestion visant à sécuriser durablement le quotidien de leurs 8 500 travailleurs, a reconnu Alexi N’Guessan Zoukou, secrétaire général du Syndicat des Entreprises de Manutention des Ports Autonomes d’Abidjan et de San Pedro (SEMPA/BMOD), le 21 mai lors d’une conférence de presse.
L’accès au travail et la rémunération des dockers sont au centre de cette dynamique de modernisation. L’informatisation des rôles d’embauche, couplée à l’élection des délégués du personnel, a permis de renforcer l’équité et de limiter les aléas liés à l’emploi. Cette restructuration organisationnelle permet désormais à un docker actif de percevoir, lorsqu’il travaille régulièrement, un revenu moyen mensuel de 228 000 FCFA.
La stabilité sociale, conquise grâce à un dialogue permanent entre les dockers et les entreprises de manutention, constitue le socle de ces avancées. En évitant les grèves sauvages qui paralysaient par le passé les activités portuaires, le secteur a su créer un climat propice à la valorisation des compétences et à la professionnalisation des agents, garantissant ainsi une meilleure prévisibilité de leurs ressources financières. « Le système de digitalisation que nous avons lancé constitue déjà une avancée, mais nous avons décidé de procéder à l’intégration de beaucoup plus de systèmes au sein de notre organisation », a dit Alexi N’Guessan Zoukou, secrétaire général SEMPA/BMOD.
L’amélioration de la condition des dockers se traduit par une vigilance accrue sur leur sécurité physique. Face aux risques inhérents aux métiers de la manutention, le SEMPA/BMOD intensifie ses campagnes de sensibilisation et la distribution d’équipements de protection individuelle (EPI). Cette approche, associée à une digitalisation croissante des systèmes de gestion, confirme l’engagement de la plateforme portuaire à pérenniser les droits et la sécurité de sa main-d’œuvre.
