Accueil » L’Algerie et la ZLECAF un cas d’école pour l’intégration

L’Algerie et la ZLECAF un cas d’école pour l’intégration

par Kamagaté Issouf

Si l’Algérie est citée en exemple pour son passage d’un modèle de planification centralisée à une gouvernance économique décentralisée, la question fondamentale demeure : comment ce type de modèle peut-il réellement inspirer et soutenir une intégration continentale inclusive ? Le président d’Afreximbank, Benedict Oramah, a rappelé que le pays affiche un coefficient de Gini parmi les plus faibles d’Afrique, signe d’une relative équité sociale, en dépit  des disparités régionales subsistantes et révélant que la réduction des inégalités reste un chantier permanent.

Au-delà des chiffres, l’Algérie dispose d’infrastructures et d’industries capables de soutenir l’essor économique africain, qu’il s’agisse de son réseau portuaire méditerranéen, de son secteur manufacturier ou de ses énergies renouvelables.

Wamkele Mene, Secrétaire général de la ZLECAF, a insisté sur ce point en soulignant le rôle essentiel des gouvernements infranationaux. À travers l’AFSNET, ces derniers disposent d’une plateforme pour présenter des projets bancables, attirer des investissements et bâtir des partenariats B2B et B2G. C’est une manière de donner un ancrage concret à la ZLECAF, en reliant directement les territoires aux flux du commerce continental. Toutefois, cette ambition ne peut réussir sans une meilleure articulation entre politiques nationales et réalités locales.

Les enjeux les plus pressants restent clairs : chômage des jeunes, urbanisation rapide, inclusion des petites entreprises et sécurité économique. La question n’est pas seulement de créer des infrastructures, mais de savoir comment celles-ci vont générer des emplois durables, réduire les inégalités et renforcer la résilience sociale. En plaçant la jeunesse et le genre au centre des priorités économiques, les gouvernements infranationaux pourraient transformer les acquis institutionnels et industriels en une véritable prospérité partagée pour l’Afrique.a croissance économique a profité à une infime minorité, creusant ainsi l’écart entre les plus riches et les plus pauvres. Les rapports soulignent également que « tandis qu’un groupe restreint, mais croissant, devient incroyablement riche, la majorité des citoyens sont privés des éléments essentiels d’une vie digne, tels que l’accès à une éducation de qualité, aux soins de santé et à des emplois décents. »

Articles en rapport

Laissez un commentaire

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire Plus

Politique de confidentialité et de cookies
error: Le contenu est protégé !!