L’atelier national de validation du projet de décret portant réorganisation de la Chambre nationale d’agriculture de Côte d’Ivoire (Cnaci) a ouvert ses travaux le 27 juillet 2026 à Yamoussoukro. Rassemblant plus de 200 délégués issus de l’administration publique, des syndicats professionnels et du monde rural, cette assise de trois jours vise à doter l’institution d’un cadre institutionnel moderne et parfaitement aligné sur les exigences de développement du secteur agricole national.
Placé sous la tutelle du Plan national de développement (Pnd) 2026-2030 et du futur troisième Programme national d’investissement agricole (Pnia), ce renouvellement structurel s’articule autour de cinq piliers stratégiques fondamentaux. Il s’agit de garantir la souveraineté alimentaire, d’accroître la compétitivité des filières, de renforcer les mécanismes de financement, de sécuriser durablement le foncier rural et d’optimiser l’éco-durabilité des systèmes de production.
L’action conjointe des secteurs public et privé devra impérativement se concentrer sur deux leviers prioritaires énoncés lors de l’ouverture : la transformation locale des matières premières pour maximiser la valeur ajoutée nationale, et l’amélioration tangible des conditions de vie des producteurs. Cette dynamique repose sur la modernisation des pratiques rurales et l’augmentation des revenus générés, afin de rendre l’exercice agricole plus attractif.
En clôture des orientations, un appel solennel à l’unité a été lancé à l’adresse des exploitants pour qu’ils consolident leur représentativité au sein de la Cnaci. Insistant sur le fait qu’« un secteur organisé est un secteur qui pèse », les autorités ont rappelé que seule une cohésion forte permettra aux acteurs de porter efficacement leurs revendications et de maximiser l’impact du Pnd 2026-2030 sur le terrain.
