Le Groupe de la Banque islamique de développement (BID) a clôturé, le 30 mars 2026, sa Journée au Nigéria, un événement de haut niveau destiné à sceller une alliance de premier plan avec la première économie d’Afrique. Réunissant décideurs publics et leaders du secteur privé, cette rencontre a permis de définir les contours du nouveau Cadre de partenariat pays 2026-2028. L’objectif central est de pallier les déficits infrastructurels et de faciliter l’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises (PME), tout en accélérant la transition vers un modèle économique diversifié et résilient face aux chocs mondiaux.
Dans cette dynamique de relance, le gouvernement nigérian ambitionne d’atteindre un produit intérieur brut d’un trillion de dollars d’ici 2030, en s’appuyant sur la mobilisation de « capitaux à vocation ». Cette stratégie repose sur l’utilisation d’instruments financiers innovants, tels que les soukouks, pour moderniser les infrastructures nationales et industrialiser l’agro-business. Ce déploiement de ressources vise à intégrer 10 millions de citoyens dans le circuit économique productif, garantissant ainsi une croissance inclusive qui profite directement aux jeunes et aux femmes, tout en renforçant la stabilité financière du pays.
Le Groupe de la BID mobilise l’ensemble de ses filiales, notamment la SIACE pour l’assurance-crédit et la SIFC pour le financement du commerce, afin de proposer des solutions intégrées plutôt que des interventions isolées. Ce soutien institutionnel est orienté vers le renforcement des partenariats public-privé et le développement d’infrastructures vertes. En facilitant des rencontres bilatérales entre investisseurs internationaux et entrepreneurs locaux, la banque cherche à catalyser une industrialisation compétitive et à améliorer durablement l’environnement des affaires pour faire du Nigéria une destination privilégiée pour les flux de capitaux mondiaux.
Les discussions ont réaffirmé l’engagement mutuel à bâtir une économie portée par le secteur privé comme moteur principal du développement. L’accent est désormais mis sur le renforcement du capital humain et l’expansion des énergies renouvelables pour soutenir les priorités nationales de croissance. Cette synergie entre le Nigéria et la BID marque le début d’une ère de coopération approfondie, où l’expertise en finance islamique et le renforcement des capacités techniques servent de leviers pour assurer la prospérité à long terme et une intégration régionale accrue par le commerce.
