Au sortir d’une année 2025 complexe, marquée par des défis juridiques et l’invalidation de la candidature de son président Tidjane Thiam, le PDCI-RDA dresse un bilan axé sur la solidité de son assise électorale. Malgré l’absence de son leader du territoire national depuis mars 2025 et la détention de certains de ses cadres, le parti essaie de maintenir son ancrage institutionnel. Les résultats des législatives du 27 décembre 2025 confirment son statut de première force d’opposition au sein de l’Assemblée nationale ivoirienne en dépit d’une baisse du nombre siège contrairement aux législatives précédentes.
La direction du parti, par la voix de son porte-parole Bredoumy Soumaïla Kouassi, place le dialogue au centre de sa stratégie de sortie de crise. Cette approche vise, selon lui, à stabiliser le climat social en traitant les contentieux issus des derniers cycles électoraux. Les priorités affichées concernent la normalisation de la situation judiciaire des militants incarcérés et la régularisation de la situation électorale de Tidjane Thiam. Pour le PDCI-RDA, cette concertation est le préalable technique indispensable à une participation sereine aux futurs scrutins nationaux.
L’année 2026 est officiellement désignée comme une période de transition organisationnelle pour le doyen des partis ivoiriens. Sous l’impulsion de sa présidence, une vaste consultation interne a été initiée afin de moderniser les structures du parti, de la base vers le sommet. Cette dynamique de réforme est déjà opérationnelle, comme en témoigne la réception de plus de 300 dossiers de propositions par le Secrétariat exécutif. Ce chantier technique vise à adapter le fonctionnement du parti aux nouveaux enjeux politiques du pays.
En conclusion, la feuille de route présentée ce 11 février 2026 au siège d’Abidjan dessine une trajectoire axée sur l’apaisement et la réorganisation. En couplant une demande de dialogue national à une réforme structurelle interne, le PDCI-RDA cherche à consolider son unité. L’objectif est de transformer les défis de l’année écoulée en une opportunité de renouveau, garantissant ainsi une cohésion durable entre la direction en exil, les cadres locaux et les militants de base.
