Le lundi 9 février 2026, la « Maison de l’Entreprise » à Abidjan a été le théâtre d’une rencontre de haut niveau entre Kenji Okamura, Directeur Général Adjoint du Fonds monétaire international (FMI), et Ahmed Cissé, Président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI). Ce sommet institutionnel visait à réaffirmer le rôle moteur du secteur privé dans la dynamique économique nationale. En plaçant le patronat au centre des réformes structurelles, le FMI et la CGECI entendent consolider un cadre de développement où l’investissement privé devient le principal levier de la croissance ivoirienne.
L’analyse de la conjoncture actuelle révèle un cadre macro-économique robuste, fruit d’une collaboration étroite entre l’État et le secteur privé via le Plan National de Développement (PND). Ahmed Cissé a notamment salué l’apurement de la dette intérieure par le gouvernement, un acte fort qui restaure la confiance des investisseurs et stabilise le climat des affaires. Cette solidité financière est essentielle pour maintenir l’attractivité du pays, tout en permettant aux entreprises locales de se projeter sereinement dans des projets d’envergure à long terme.
Cependant, pour optimiser la résilience de l’économie, la CGECI a identifié des leviers de performance critiques, notamment la gestion de la trésorerie et la réforme de la fiscalité. Le patronat plaide pour un allègement des charges pesant sur le secteur formel et une lutte accrue contre l’informel afin d’élargir l’assiette fiscale sans asphyxier les entreprises existantes. Une attention particulière est également requise pour les secteurs du BTP et de l’enseignement privé, dont la fluidité financière est jugée prioritaire pour soutenir la dynamique de construction et de formation du capital humain.
Enfin, la structuration de la CGECI, à travers ses 11 commissions techniques, a été présentée comme un atout majeur pour l’exécution des réformes soutenues par le FMI. Kenji Okamura a pu constater l’alignement des objectifs du patronat avec les exigences de compétitivité régionale. En encourageant la mobilisation de l’épargne locale pour financer les investissements productifs, cette synergie entre les équipes locales du FMI et le patronat ivoirien garantit une économie non seulement résiliente face aux chocs extérieurs, mais aussi capable de dominer le paysage économique ouest-africain.
