L’économie ghanéenne s’apprête à franchir un cap décisif dans sa transformation structurelle grâce à la mise en place d’un mécanisme conjoint de préparation de projets (JPPF). Cet accord-cadre tripartite a été scellé entre la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), le Fonds d’investissement pour les infrastructures du Ghana (GIIF) et l’Autorité ghanéenne de l’économie 24h/24 (24H). Porté par Mme Kanayo Awani pour Afreximbank, M. Nana Dwemoh Benneh pour le GIIF et M. Augustus Obuadum Tanoh pour l’Autorité 24H, ce partenariat vise à accélérer les investissements prioritaires d’un portefeuille évalué à environ 11,5 milliards de dollars américains.
Pour concrétiser cette ambition, Afreximbank et le GIIF pilotent l’initiative en cofinançant initialement le mécanisme à hauteur de 5 millions de dollars chacun. Comme l’a souligné Mme Kanayo Awani, ce soutien financier permet de « combler les lacunes du Ghana en matière d’infrastructures favorisant le commerce et d’industrialisation, en combinant l’origination de projets, les services de conseil technique et le cofinancement des coûts de préparation ». De son côté, le GIIF bénéficie d’un volet de développement institutionnel axé sur la formation, le transfert de connaissances et le renforcement des compétences internes, renforçant ainsi son autonomie à long terme selon M. Nana Dwemoh Benneh.
Le programme ghanéen 24H+, axé sur la production et piloté par le secteur privé, s’articule autour de huit piliers fondamentaux allant de l’agriculture à l’industrie manufacturière, en passant par la logistique, la santé et les industries créatives. Le JPPF agit ainsi en véritable catalyseur pour transformer ces initiatives en projets hautement bancables. En combinant la coordination gouvernementale assurée par l’Autorité 24H, l’expertise locale du GIIF et la capacité de mobilisation de capitaux d’Afreximbank, le dispositif lève les obstacles techniques, financiers et juridiques pour attirer massivement les investisseurs privés.
À travers ce modèle novateur, les parties prenantes ambitionnent non seulement de stimuler la création d’emplois et de stimuler les exportations locales au Ghana, mais aussi de créer un précédent réplicable à l’échelle continentale. Comme l’a rappelé M. Augustus Obuadum Tanoh, « un projet n’attire des capitaux que s’il est correctement préparé », érigeant la rigueur de la structuration en condition sine qua non de la réussite économique de l’Afrique.
