La validation par la Commission des affaires économiques et financières (CAEF) du projet de loi de règlement du budget 2024 marque une nouvelle étape dans la consolidation de la gouvernance financière de l’État. Présenté par le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, le document met en évidence une exécution maîtrisée dans un contexte national resté stable. Le budget, ajusté de 13 720 milliards FCFA à 13 837 milliards FCFA, traduit une adaptation ciblée de près de 117 milliards FCFA, répartie de manière équilibrée entre ressources et dépenses.
Les ajustements ont permis d’intégrer des financements extérieurs additionnels et de soutenir des investissements jugés stratégiques par les partenaires techniques et financiers. Encadrées par la loi organique de 2014 qui limite à 1 % les modifications opérées par arrêtés, ces variations, fixées à 0,85 % pour 2024, confirment la rigueur du dispositif budgétaire. Le solde global excédentaire de plus de 268 milliards FCFA, accompagné de la déclaration de conformité de la Cour des comptes, renforce la crédibilité de l’exécution financière.
La dynamique macroéconomique observée tout au long de l’année s’inscrit dans le prolongement des politiques publiques prioritaires. La croissance, estimée à 6 %, bénéficie de la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2021-2025, du PSGouv et du PJGouv, ainsi que de l’entrée en production de nouveaux gisements pétroliers et miniers. La décrue progressive de l’inflation et l’effet mobilisateur de la 34ᵉ CAN, conclue par une victoire nationale, ont également soutenu l’activité, consolidant la résilience économique.
Sur le volet institutionnel et sécuritaire, l’indice général de sécurité poursuit son amélioration, passant de 6,8 en 2012 à 1,2 en 2024, un signal important pour l’attractivité économique. Avec l’approbation de la CAEF et l’adoption parlementaire en perspective, l’exercice budgétaire 2024 se dirige vers sa clôture formelle. Cette séquence ouvre une nouvelle phase dans la gestion des finances publiques, orientée vers la continuité des réformes, la discipline budgétaire et la performance macroéconomique.
