La capitale économique ivoirienne a accueilli mardi 6 octobre 2026 une visite de poids avec le déplacement de Hein Schumacher, le PDG de Barry Callebaut. Reçu au Cabinet du ministère du Commerce par Kalil Konaté, aux côtés d’Emmanuel Toureille et de Mamadou Ly, le dirigeant a affiché des perspectives résolument tournées vers l’avenir. Fort d’une empreinte locale s’appuyant sur près de 3 000 collaborateurs et prestataires ainsi que sur une capacité de broyage de 230 000 tonnes, le leader mondial entend passer à la vitesse supérieure.
Annonçant un plan décennal taillé pour la Côte d’Ivoire, le groupe suisse a confirmé son intention de multiplier par trois la production de sa ligne chocolatée dans le pays. Cette initiative stratégique illustre la place centrale qu’occupe le territoire ivoirien au sein de la chaîne de valeur mondiale de l’entreprise. Pour le géant du chocolat, il s’agit d’ancrer durablement sa présence industrielle en s’appuyant sur des bases opérationnelles déjà solidement établies.
En réponse à ces engagements, le gouvernement ivoirien a rappelé sa ligne directrice axée sur une industrialisation inclusive et créatrice d’emplois. Le ministre Kalil Konaté a insisté sur la nécessité impérative d’essaimer les unités de transformation au-delà d’Abidjan, directement dans les bassins de production. Cette approche territoriale vise à maximiser les retombées économiques locales et à garantir que les planteurs et les régions d’origine profitent pleinement de la manne de l’investissement privé.
Néanmoins, la réalisation de cette vision ambitieuse devra composer avec des défis structurels de taille pour la filière cacao. Les discussions ont mis en lumière des sujets cruciaux tels que la contraction prévisible des récoltes, les ravages des maladies des arbres, les contraintes logistiques et portuaires ainsi que les défis énergétiques. Autant d’obstacles conjoncturels et sanitaires qu’il conviendra de surmonter collectivement pour sécuriser l’avenir de l’or brun en Côte d’Ivoire.
