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Égypte : L’inflation sous les 12 %, une accalmie sous surveillance

par Paul De Kouamé

L’économie égyptienne amorce l’année 2026 avec une détente relative de la pression sur les prix. Selon les données de l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS), l’inflation urbaine annuelle a reculé pour s’établir à 11,9 % en janvier, contre 12,3 % le mois précédent. Cette tendance baissière se confirme à l’échelle nationale, où l’inflation annuelle globale est passée de 10,3 % à 10,1 %. L’indice global des prix à la consommation (IPC) a ainsi atteint 268,1 points, témoignant d’une stabilisation progressive malgré un contexte économique encore vigilant.

Un indicateur particulièrement suivi par les marchés, l’inflation sous-jacente mesurée par l’IPC, affiche une baisse significative en tombant à 11,2 % sur un an, comparativement aux 11,8 % enregistrés en décembre 2025. La Banque Centrale d’Égypte (BCE) note également une modération de l’inflation mensuelle sous-jacente, qui s’établit à 1,2 %. Bien que ce chiffre soit supérieur au léger 0,2 % de décembre, il reste nettement inférieur au taux de 1,7 % observé un an plus tôt, en janvier 2025, suggérant une meilleure maîtrise des fondamentaux monétaires par rapport à l’exercice précédent.

Malgré le ralentissement annuel, le mois de janvier 2026 a enregistré une hausse mensuelle globale de 1,5 %, rompant avec la quasi-stagnation de décembre (0,1 %). Cette accélération est principalement imputable à la volatilité des prix alimentaires. La CAPMAS souligne des hausses sectorielles marquées, notamment pour les légumes (+8,5 %), le café et le cacao (+6,7 %), ainsi que la viande et la volaille (+5,1 %). Ces augmentations de prix sur des produits de base exercent une pression résiduelle sur le panier de consommation immédiat des ménages urbains.

Au-delà de l’alimentation, l’inflation de janvier a été alimentée par des ajustements de coûts dans les secteurs du logement et de l’habillement. Les loyers réels et imputés ont progressé de 1,6 % à 1,9 %, tandis que l’entretien du logement et les services textiles ont connu des hausses oscillant entre 0,8 % et 1,4 %. Bien que les secteurs de l’énergie (électricité et gaz) soient restés quasi stables (+0,1 %), la diffusion de la hausse des prix à une large gamme de biens domestiques et de services de maintenance indique que l’économie égyptienne traverse une phase de réajustement structurel des coûts de la vie.

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