Mardi dernier, l’État de Côte d’Ivoire a réussi une nouvelle incursion très fructueuse sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) en engrangeant précisément 53,181 milliards de francs CFA. Cette émission de Bons assimilables du Trésor (BAT), d’une maturité fixée à un an, a largement captivé l’attention de la communauté financière grâce à des conditions d’émission attractives.
Alors que l’appel d’offres initial ciblait une enveloppe de 50 milliards de francs CFA, l’opération a totalisé un volume de soumissions globales s’élevant à 82,681 milliards de FCFA. Ce engouement massif s’est traduit par un impressionnant taux de couverture de 165,36 %, témoignant de la confiance indéfectible des marchés dans la signature souveraine ivoirienne.
Au terme du dépouillement mené par UMOA-Titres, le Trésor public a opté pour la rétention de 53,181 milliards de FCFA, affichant ainsi un taux d’absorption de 64,32 %. L’intégralité des capitaux retenus provient de sept investisseurs basés en Côte d’Ivoire — qui avaient formulé 78,181 milliards de propositions —, tandis que les offres de 4,5 milliards de FCFA émanant du Burkina Faso ont quant à elles été écartées.
D’une valeur nominale unitaire fixée à 1 million de francs CFA, ces titres émis voient leur valeur prendre effet dès ce 5 août 2026 pour une échéance programmée au 3 août 2027. Côté rentabilité, l’opération dégage un rendement moyen pondéré de 3,90 %, assorti d’un taux marginal de 3,9987 % et d’un taux moyen pondéré s’établissant à 3,7539 %.
