Le mardi 7 avril 2026, la Commission des affaires économiques et financières de l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité le projet de loi portant sur le Plan National de Développement (PND) 2026-2030. Présenté par le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, ce nouveau cadre de référence a reçu l’adhésion de l’ensemble des groupes parlementaires. Ce programme vise officiellement à hisser la Côte d’Ivoire au rang des nations à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon 2030, en s’alignant sur les Objectifs de développement durable (ODD) et l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
La stratégie de financement de ce plan repose sur un portefeuille global de 175 milliards d’euros. La structure du financement accorde une place prépondérante à l’investissement privé, qui doit supporter 70,2 % de l’enveloppe totale, tandis que le secteur public prendra en charge les 29,8 % restants. La mobilisation des ressources s’effectuera par le biais des marchés financiers régionaux et internationaux, renforcée par l’organisation prochaine d’un Groupe consultatif destiné à capter des financements complémentaires.
Sur le plan opérationnel, les investissements sont orientés vers les secteurs productifs identifiés comme des sources verticales de croissance. Les priorités gouvernementales se concentrent sur le développement de l’énergie et des hydrocarbures, l’accélération de la transformation industrielle et l’exploitation minière. Le renforcement des infrastructures routières constitue également un pilier central de cette programmation afin de soutenir la mutation structurelle de l’économie ivoirienne.
Le volet infrastructurel du PND 2026-2030 intègre des projets de transport de grande envergure pour améliorer la connectivité territoriale. Figurent notamment en tête de liste la construction d’une ligne de Train à Grande Vitesse (TGV) s’étendant sur 640 km pour relier Abidjan à Korhogo, en passant par Yamoussoukro et Bouaké. Parallèlement, le plan prévoit le développement d’une liaison ferroviaire stratégique entre le port de San Pedro et la frontière du Mali, favorisant ainsi l’intégration régionale.
